« Apprends à te connaître toi-même »

14/09/2006

14/09/06 - 05:36

Le monde est fait de deux espèces d'individus... Ceux qui séparent tous en deux catégories... et les autres.

Ne vous inquiétez-pas, quand je cherche à tous couper en deux,
c'est que je veux manger mes cheveux, coupés en quatre (dans le sens de la longueur, et par la racine).

Effet Desperate Housewives oblige. Allez, épisode 2x14 !

Bisous à tous et aussi à certains, et...

14/09/06 - 05:33

Chateaux de cartes

Nous faisions deux châteaux de cartes.

Il eu deux jeux de 54 cartes standards.
J'héritai de 80 cartes en forme de poire.

Il faisait de deux cartes identiques un couple solide de forces égales
J'emboîtai deux cartes en quinconces pour former un couple bancal

(il) ériga sa communauté sur des sols solide qui servaient de toits
(je) ne parvins qu'à un toit frêle qui à communauté élargit... s'écroula

bâtit une barre html de 5 étages
testai 10 façons de faire un attelage

Choisis l'élèvement
Admirai l'étalement

Le produit
Et l'errance

Matière
Energie

14/09/06 - 04:53

Le solstice de la nuit

Beaucoup de fêtards, nocturnes, dj de radios, analystes économique aux prudhommes et insomniaques se sont posés la question depuis la nuit des temps les années 68, où étaient donc le point de séparation entre la fin de la soirée et le début de la matinée, ou autrement dit : la fin du jour précédent et le début du jour suivant.

Le point outrageux où l'on bascule entre "à demain" et "à tout à l'heure".

Hier soir à 4h30, j'ai eu la réponse.
Aujourd'hui à 4h40 je vous le dis

Cette nuit, j'ai découvert l'instant exact du solstice de la nuit.

LA NUIT.

Concept qui dérape.
Concert de rap.

RAP.

Rythme A Part
Hymne à partitions

PARTITIONS.

4H30 du matin.

Je croise ma voisine Fanny à l'instant dans la rue.
La petite trentaine, blonde, bien foutue
(....et mariée au cas où un hétéro passe ici)

- Bonjour
- Bonsoir
- Ah c'est vrai que tu travailles déjà
- (sourire)
- Bon courage
- Bonne nuit

Elle tenait un fruit dans la main, en plein centre de sa poitrine.
Je cachais une clope dans le creux de ma main, sur mon flanc.

Mais tous les deux souriions.
Humbles devant cette partition.

04/04/2006

04/04/06 - 02:50

23 mars - 31 mars : Paris, Visite chez les parents

Cas 0 - La fracture

Après bientôt 4 ans de coming-out avec mes parents, et leur avoir présenté chaque copain que j'ai connu, et parfois des amis-amants, rien n'avance. Tolérants, oui ils le sont, en tous cas dans une certaine définition. Compréhensifs, non. Un peu ras le bol de m'ouvrir à eux sans cesse et essayer de les informer pour en arriver... là :

25 décembre dernier, soir de noël, de retour d'un repas de famille. La solitude m'engloutit encore à cette époque... je prépare une fondue savoyarde, pour inaugurer l'appareil que je leur ai offert le matin même. Mais pas habitué aux appareils téfal qui servent aussi à la fondue bourguignone, et qui ont 6 niveaux de températures, je mets la première sur 2 et la seconde sur 3 et rate mes deux fondues et transforme 1kg de fromage en résine. Il fallait mettre sur 1. J'éclate en sanglots, et vais me coucher sans manger. Contexte pas propice à rater une fête...

Mon père ne comprends pas, et viens me voir. Je lui dis plusieurs fois de me laisser tranquille, que la fondue n'a rien à voir, il insiste :
- mais qu'est-ce qui ne va pas ?
- je me sens seul, pardi ! Ne te l'ai pas déjà dit 10 fois depuis le début de l'année ?
- je ne sais pas quoi faire pour toi !
- je ne te demande rien. c'est à moi de reconquérir mon amour propre.
- pourquoi tu ne te contenterais pas de regarder par derrière ?
- hein ? comment ça ?
- par derrière, un cul a la même forme !
- ????!!!!
- pas vrai ?
- tu viens me parler de cul ! t'es encore coincé sur l'idée de l'homosexualité ?
- mais je ne vois pas comment tu trouverais ...
- laisse-moi, tranquille, en paix. merci.
- (...)

Immonde comparaison qui m'a rappellé les 120 journées de sodome. A partir de là, fini les efforts d'ouverture avec mes parents. Cette semaine de fin mars, florilège ! Je leur avais parlé tout de même un peu de Damien, ils savaient à quoi s'en tenir. Mais sourd est celui qui ne veut pas entendre...

Cas 1 - La chaleur de l'accueil

- Damien vient à Paris ce week-end. (joie sur mon visage)
- Ah, nous ne savions pas (consternation)
- On va dormir en auberge, dans un appart ou à l'hôtel
- Ah. On ne va pas te voir ?
- Je peux vous proposer de réaménager la chambre d'ami pour y installer un canapé deux places, et garder le matelas dessous pour un troisième invité; à mes frais.
- Ah non ça va faire trop de monde, il y a déjà benoist qui dort ici.
- Et si ben dort ailleurs ?
- (aucune réaction)
- Bref c'était une proposition, ça va sans dire qu'on préfère aussi notre intimité
- (silence absent)

Cas 2 - Syndrome "J'attends que tu me présentes la princesse"

Exemple type d'un truc que ma mère me fait à chaque rencontre

- Alors comment étaient les filles en Irlande ? (mon père)
- Elles n'ont pas froid !! jupettes et décolletées alors qu'il fait 0°
- Il y en a qui t'ont plu ? (ma mère)
- Les filles avec qui on est sortis en soirées étaient sympa, oui. Mais que veux-tu-dire?
- Tu aimerais vivre avec une Irlandaise ?
- Avec un Irlandais tu veux dire ?
- (silence)

Cas 3 - Syndrome "J'aime les femmes" et je veux le dire à mon fils

Exemple type d'un truc que me fait mon père à chaque rencontre (pour ne pas dire, à chaque fois qu'il parle, pour la première moitié)

- Je suis passé à la pharmacie, j'ai beaucoup ri avec la demoiselle de l'accueil
- Ah. Tu la connaissais ?
- Oui, on sympathise. J'aime les femmes, leur sensualité, leur pétillance. Elles sont en demande de relation sexuées, ce qui se perd. Ainsi tous les jours, je les fais rire. Et elles en redemandent, alors on déconne, parfois on est un peu grivois, mais elles sont en demande. [ Regard appuyé : LES FEMMES AIMENT LA SEXUALITE, FILS] c'est très facile, il suffit de blablabla blablabla (monologue de 4 minutes).
- Ah ok, donc tu t'éclates, c'est bien.
- Oui je développe des relations sexuée sans sexualité
- Et quelle différence fais-tu entre sexualité et sexu ?
- La sexualisation c'est faire une différence entre les deux sexes
- Tu parles de draguer ? Dans ce cas j'en fais autant, sans avoir besoin de faire une différence dans le sexe d'autrui.
- Euh oui (déception)
- Tu vois papa, c'est ça qui cloche : tu auras beau vanter les mérites des femmes, tu n'en restes pas moins homophobe
- (...)

Cas 4 - L'affrontement

Arrive rarement, mais sans conclusion jamais. Suite de l'épisode précédent :

- Homophobe pas du tout ! Ne suis-je pas tolérant ? Tu as besoin de t'affirmer en opposition par rapport à moi, je le respecte...
- En opposition par rapport à toi ? Tu penses que je suis homo pour me démarquer de toi ? Quelle naïveté ! Ca fait 5 ans que j'ai coupé le cordon et toi tu en es encore là !
- (silence impuissant, fin de la discussion)

Cas 5 - L'oblitération totale...

Qui arrive souvent, et qui prouve que 4 ans après, ce qui est "compris" (toléré) n'est toujours pas intégré. vraiment pas...

- Tiens, je t'ai trouvé des draps pour vous à l'appartement (ma mère)
- Ah merci !
- Voilà pour le drap housse, par contre pour le drap de dessus, je n'ai qu'une housse de couette double
- C'est très bien
- Mais ça me gène : ça vous oblige à tous les deux dormir dedans !
- Ah et tu crois que ça nous gène nous ?
- (silence interloqué)

Cas 6 - Homophobie littérale

Ca c'est le pire, ça arrive de temps à autre. Et je ne laisse pas passer. Là, on regarde un Clint Eastwood, qui passait à la TV. L'action se déroule dans une boite homo.

- C'est glauque
- De quoi les homosexuels ?
- L'ambiance, j'aime pas ces images
- Il cherche le tueur. C'est une balade dans toutes les choses qui existent.
Le tueur est le masque que porte Eastwood sur sa propre vie de flic
- Ca ne m'étonnerait pas que ce soit un homosexuel, d'ailleurs, le tueur
- Et pourquoi ça ? (faussement calme)
- Les homosexuels sont dérangés !
- (gros yeux de ma part, j'hallucine)
- Ils sont sensibles, intelligents, mais dérangés !! (elle essaie de se rattraper, s'enfonce)
- Je pense que le tueur est juif
- (silence)
10 minutes plus tard
- Je n'ai rien contre les homosexuels, ça n'a rien de mal de dire que le tueur est un homosexuel, c'est une catégorie comme les autres
- oui, le tueur est un juif car les juifs sont dérangés, n'est-ce pas ?
- (silence)

Cas 7 - Toujours témoigner, pardonner...

J'aime mes parents, quels que soient leur défauts, et je ne ressens pas le besoin de me durcir ou les provoquer pour les amener un jour peut-être à comprendre. me comprendre. nous comprendre. Alors, lorsqu'ils sont réceptifs je continue à faire le prof, et redire encore et encore les mêmes choses...

- (parlant d'un ami avec ma mère)
- Il est misanthrope, tout simplement.
- Tu penses qu'il est homosexuel ?
- Non quel rapport ? Etre misanthrope veut dire ne pas aimer l'humanité. Misandre ne pas aimer les hommes. Misogyne ne pas aimer les femmes.
- Mais lui n'aime pas les femmes
- Tous les homosexuels ne sont pas misogynes, loin de là c'est même une minorité; pourquoi tu crois que beaucoup d'homos ont des amies filles ?
- Je croyais que... (regard perdu)
- Non, j'aime les femmes, j'ai des amies, et je t'aime toi ma maman, mais je ne désire pas les femmes, ça ne fait pas de moi un misogyne, de la même façon que ça ne fait pas de toi une misogyne de ne pas désirer les femmes
- Ah, je ne savais pas, moi qui croyais que...

Bref, ça ne vous étonnera pas que je leur ai dit au bout de quelques jours "J'écourte mon voyage à Paris, je ne me sens pas à ma place ici". Mais eux, si, étaient étonnés.

Depuis le 1° avril, Annecy... ouf !!

Mais tous mes mouvements m'auront empêché de faire un poisson d'avril digne de ce nom. Autant dire que vous ne me croirez pas si je vous dis qu'en rentrant j'ai trouvé un homme qui avait squatté mon appartement pendant 10 jours, sans avoir même l'idée de prendre une douche. Que faire donc de mes vieux draps ?

Mais ce sera pour une autre fois, là... dodo ! |-)

28/03/2006

28/03/06 - 00:38

17 mars - 23 mars


Dublin Coin-Coin


Côté hétero :
- In french, what is most insulting slang for a girl ?
- Ehrr... Pute ? What means whore.
- Ow, really ? And how would you say to date a girl ?
- In fact im quite not interested to date girls but boys.
- How, So what do you think of rugby player Zezdeuizej Zzeizedij ?
- I don't know him.
- I love him, i've drawn him there
- Awful.
- I wanna come to France to date Juliette Binoche

Côté homo :
The George : Fini, bourgeois, m-as-tu-vu (ok, ça danse trop bien)
The Dragon : Ca chauffe dans tous les coins (mais héteros)
Gubu : Le bonheur de se vautrer sur les fauteuils demi-lune

Maintenant, Paris.

06/03/2006

06/03/06 - 04:57

Petits délires entre amis

15/02/2006

15/02/06 - 05:18

SIRACIDE


Passage très pertinent pour ma part.
N'ai-je jamais ressenti d'amitié autre que spirituelle ?
Le reste vaut aussi le détour...

Je rajoute Gibran :
« Il n'est de but dans l'amitié, si ce n'est l'approfondissement de l'esprit »

12/02/2006

12/02/06 - 06:40

A la recherche de l'ile perdue...
entre infantilisme et vieuxconnisme

Il est 6h du mat, annecy et son petit marché
    ne sont pas encore prêts pour s'éveiller
    seuls errent les derniers encore réveillés.
Deux amis rentrent, bientôt je savourerai ma solitude.
    en les raccompagnant, nous avons croisés
    deux bombes dans ma ruelle... de peinture.


Un de ces deux amis s'est senti obligé d'exposer
    sa réac opinion sur tous ces petits cons,
    qui ne font que du mal aux commerçants
J'ai essayé d'apporter un peu de modération
    « Il y a des artistes, on ne peut pas préjuger. »
    Et de montrer ma bonhomie sur ce sujet
Et lui de rétorquer que j'étais systématique positif :
    « Même s'il n'y en a qu'un de bon sur cent,
    ça ne justifie aucunement de les respecter. »
De moi lui rappeller juste une certaine parabole...
    Intériorisant, pour pas bousculer son entendement
    Que toute cette rage brute de l'expression,
    est peut-être la forme d'art d'une génération !
A 28 ans bientôt frappés, il est déjà trentenaire.
    Je rencontre des trentenaires de tous âges.
    Sans être encore vieux, ils se cristallisent
Ils perfectionnent leurs cathédrales infaillibles
    Rien ni personne ne mérite d'y toucher
    Que eux de les défendre et de se parer
Et ils aiguisent leurs outils préhistoriques :
    Leur fière raison incontournable
    Leurs beaux principes indubitables
    Leurs jugements impitoyables

De cette petite argutie, et autres récentes péripéties
    Je ne peux m'inviter chez le vieux pour le rajeunir
    La confrontationnisme me lasse et me dépasse
Des anciennes aventures, qui ont tournées confitures,
    Je ne peux m'inviter chez le jeune pour l'aguérir
    Le pygmalionnisme me déroute et me dégoûte
Voilà une interrogation sur ma recherche de l'âme rare
    Autrefois aux quatre vents, je n'avais aucun critère
    Les affiner ne tendrait-il pas à mieux m'isoler?

Humain parmis les humains, je cherche l'âme
    pour qui le partage est la seule intelligence
    avec qui nul idéal ne supplante le quotidien
Célibataire au coeur libre, je cherche l'âme
    qui reste encore jeune et prête à écouter.
    qui s'exprimera sans honte ni condescendance
    pour qui sa seule richesse est la disponibilité
Divorcé et éprouvé, je cherche aussi l'âme
    qui aura la connaissance aguérie ou intuitive
    de discerner ses sentiments envers autrui
    d'assumer de porter le regard vers son être
Reincarné, dépouillé, je cherche enfin l'âme
    libre de s'élever vers le ciel pour toute vérité
    et non vers l'ego victorieux de seules illusions
Voilà le rocambolesque méchoui minimum,
    dont nulle âme réjouie ne devrait se passer
    ce que la muse Univers, m'a confiée

En revenant, j'ai croisé ce jeune grapheur.
    qui sur ce mur constellé de médiocres sévices
    épanouissait de vie avec ses belles couleurs
Voilà qui semblait répondre à mon interrogation
    Je n'ai pas raison. Seule la muse a raison.
    Je ne veux être que son humble serviteur

03/02/2006

03/02/06 - 01:37

Collectif des peaux à problèmes


Partout sur chaque photo, comme la mouche sur les peintures de la renaissance

Qui veut monter le collectif des gens qui ont des peaux à problèmes ?

J'en bave tellement avec ma peau depuis 10 ans, non, 15 ans, que j'en finis par devenir fétichiste des belles peau. La peau est un critère physique important, ok, mais de là à détrôner d'autres cassiques comme la taille de la bite ou la chute de reins, merde alors !!

Soyons plus romantique : je suis baba devant le sourire ou les yeux d'un joli bonhomme, et je me contrefout de sa peau. Il pourrait avoir six milliards de boutons sur la gueule, je ne l'aimerais pas moins que la planète terre, et pourtant, je suis humaniste !

Moi c'est pas les boutons, c'est les poils qui se rebiffent à l'intérieur, la peau qui se décompose, et même une première il y a peu : la kystification !!

C'est une catastrophe et j'ai essayé plein de crèmes Kerapil Comedon Tolexine Biactol Cytonat Eryacné Phytogel et même des produits expérimentaux : rien ne me sauve de l'invasion des poils profanateurs !

J'ai essayé la technique du paternel : faire pousser la barbe. Quand il était jeunot, on l'appelait Pierre Lafleur, car ayant lui même des problèmes de poils incarnés, il s'était laissé poussé la barbe quelques mois, et avait ensuite tout rasé! En attendant, il plantait des fleurs dedans, le con !

Sauf qu'au bout de trois semaines, mes poils s'incarnent quand même, barbe ou pas barbe. Même pas le temps de planter une paquerette ! Et malgré la prouesse d'avoir tenu deux mois, ça n'a rien changé : ca a finit en charnier, où il n'y guere que des pissenlis qui auraient poussé !

Même récement, je croyais enfin m'en sortir avec l'idée du babylis X323098 un appareil conçu pour les coiffeurs pour couper les poils à 0,5 1 2 ou 3 mm. Donc avoir constament une barbe de 3 jours, quoi ! Hé non tout ce que ça fait, c'est me bouffer la peau et provoquer un max d'irritations.

J'en suis donc à mettre du fond de teint pour sauver les apparences.

On m'a parlé des régimes alimentaires, de l'hygiène de vie blabla. Quelle qu'est jamais été mon hygiène de vie, j'ai TOUJOURS eu des problèmes ! Fuck à la fin !

Alors, épilation laser ? Suicide du visage ? Postulant dans le masque de fer II ? Quid ?

Bon, hier un mec me dit que j'ai une peau de "femme", "la peau douce". Ok, je tiens de ma mère, je sais à qui présenter l'addition pour l'opération maintenant, gnarc !

Pitié, si quelqu'un a une solution, qu'il s'inscrive au collectif, il aura un poste de membre d'honneur et obtiendra considération et dévotion -allez même, vénération- éternelle de la part de tous les membres.

29/01/2006

29/01/06 - 05:03

Témoin

Je raccompagnais deux potes. Je leur dis aurevoir, et rentre par ma rue. Il est trois heures et quart. Un groupe de gens s'échauffent à 200m. Un mec s'enfuit. Les autres lui balancent de l'eau. Je presse le pas pour comprendre. Deux mecs se mettent à courir et à se jetter sur le gars pour le tabasser. Deux ou trois autres arrivent pour leur en empêcher. Je marche droit dans leur direction à vive allure. Après quelques coups et insultes, tout le monde détale. Je vais voir le type. Je lui demande si ça va. Il a reçu quelques coups de pieds. Pas de dégat apparent, mais stroké. Je lui propose d'aller noter la plaque, de porter plainte immédiatement. Il ne veut pas, il veut fuir. Le type me dira s'appeller Laurent. Il est saoul, français, 35 ans, pas barraque, habillé classique, homo discret, plutôt gentil. Il se serait fait agressé en proposant une clope. Les autres lui aurait dit que c'était un sale homo pour lui prendre son fric. Des arabes. Il "votera FN la prochaine fois". Je l'accompagne au Happy, boîte où il veut aller. Le temps qu'il retrouve ses esprits. Je lui dis d'aller déposer plainte, que je me porterai témoin. Il refuse, et crie à la fatalité : j'suis homo, et c'est comme ça, c'est pas la peine de se défendre. Je lui dit que c'est en baissant les bras qu'il baissera les yeux, et baissera son froc. Je lui parle du rapport entre prédateur et victime. Qu'il peut prendre des coups, mais surtout ne jamais se résigner à les accepter comme normal. Son histoire n'est toutefois pas très claire. Je le laisse à l'entrée de la boite, toujours saoul mais un peu rassérené.

J'aurai aimé réagir une seconde avant et crier au moins "arrêtez" pour qu'il recoive ne serait-ce qu'un coup de moins. Mais je pense avoir fait la bonne chose en restant avec la victime, plutôt que d'aller les confronter tout de suite.

Je rentre, en passant par les rues du haut en espérant croiser les mecs en question. 10 minutes se sont écoulés. Je vais vers eux direct. Ils sont quatre. Tous les quatre français, trois jeunes de 20 ans poids léger et un réunionais de 35 ans barraque. Habillés style racaille. Ils sont plutôt calmes. Ils discutaient de ce qui venait de se passer. Je leur demande pourquoi ils ont tabassé ce type. J'écoute leur version. Ils contestent : c'est le type qui les aurait agressé verbalement, qui les auraient cherché. "On lui a filé deux trois claques et coups de pieds pour lui faire comprendre qu'il faut pas nous chercher". Le mec barraque soutient qu'heureusement il a été contrôlé par ses potes, sinon ça se serait fini très mal. Deux d'entre eux sont apparement désolés, un se tait, un autre aurait disparu, dégouté de l'attitude générale. Apparement homophobes, le type leur aurait demandé des clopes, les auraient invités au Happy, puis aurait dragué l'un d'eux en le "traitant de gueule d'homo", puis arraché une clope au bec de l'un d'eux. Bien que chauffés, ils auraient laissé coulé en lui indiquant de prendre le chemin de sa boite. Mais selon eux, il serait revenu à la charge quelques minutes plus tard. Là l'un d'eux se serait énervé, son frère le barraque l'aurait suivi, et les autres seraient arrivés pour les empêcher d'aller trop loin... Deux d'entre eux semblaient assumer leur acte, et le trouver normal. Je leur ai dis que j'aimerais une ville où personne n'agresse personne.

J'aurai aimé avoir plus de cran et leur dire qu'il était inacceptable de frapper quiconque, tout simplement. Et jamais plus faible que soi (déjà en matière numérique). Et savoir en quoi être homo changeait leur attitude. Les faire réflechir.

Le pouvais-je seulement ? Par contre aller vers eux et les écouter me paraissait évident. Plusieurs fois dans le passé, je me suis interposé par ma seule présence physique, en me mettant à mi-distance entre les deux parties. En ne disant pas un mot, sauf ceux nécessaires à écouter chacun. Je n'ai pas peur d'être là. J'écoute, je ne juge pas. Je fais le médiateur, quels que soit le déséquilibre des torts.

Cette neutralité naturelle m'inquiète. Je ne sais pas trop quoi en penser. N'est-ce pas l'attitude la plus lâche : entre la peur de ne rien faire, et la peur d'agir à mon tour ? C'est certainement mieux que de la fuite, mais prendre moi même partie ne serait-il pas dans ces cas meilleur ?

Problème très compliqué, au coeur de toutes nos consciences, et de toutes les guerres.

29/01/06 - 03:57

Parano Land

Vendredi, me voilà en Autriche avec un vieil homme qui après m'avoir fait passer dans un labo de tests, certainement pour vérifier que je ne porte aucun micro, m'emmène dans un jardin publique ou lui et moi, en anglais, échangeons des informations stratégiques sur le devenir du monde.

Je suis alors rentré prendre l'avion, en passant incognito par le tarmac à l'arrivée. Là, je repère des cellules de décontamination ressemblant à des toilettes qui sont embarquées sur un cargo. Je regarde le manège des techniciens, mais surprise... je m'aperçois qu'ils sont tous... des guignols ! Oui, les marionnettes... Mais eux, ne voient pas que je suis un humain. Je n'ose pas interroger les gens. Je me rapproche alors de la sortie, et j'arrive à un guichet, ou trois autres guignols me demandent les papiers. Je crie à la farce, leur explique qu'ils ne sont que des guignols. Ils refusent mon entrée, je m'énerve et saute derrière le comptoir pour démasquer les marionettistes. Mais il n'y a personne. Ni fil, ni mains, ni techniciens manipulant ce petit monde qui crie alors à la panique et appelle la sécurité. Derrière l'issue qui me renvoie au monde réél, il y a une sorte de grand manitou bardé de micros, guignol lui aussi, entre Patrick Le Lay et Ed du Truman Show... Il me refuse la porte, la sécurité arrive.

Je suis coincé dans mon rêve. Mais là, la porte sonne. C'est FX qui est venu me réveiller. Je mettrais 5 minutes pour reprendre mes esprits tellement c'était réaliste et effrayant !

Je vire à la paranoïa. Première fois que je délire à ce point sur des sujets d'espionnage. Ce rêve soulève une question : l'humour a-t-il sa place dans ma recherche, comme me l'a conseillé un nouveau contact qui partage pas mal de mes opinions...? Jusqu'ici, je traitais la question avec beaucoup de sérieux. Mais cherchant aujourd'hui à communiquer, faut-il garder mon sérieux pour aider les gens à se réveiller, ou prendre les choses avec humour et distance, pour ne pas se décrédibiliser, et mieux les aider à jouer avec de nouveaux concepts ?

Je verrai ça demain avec lui. On verra s'il est le Guide qu'il prétend être...

26/01/2006

26/01/06 - 06:44

Ca clinque

« On ne vote pas extrême droite quand on a de bons orgasmes ! »

Jean-Louis Murat, en concert à Strasbourg le 25 avril 2002


Et retro-merci à C.

26/01/06 - 05:51

Homosexualité et chrétienté



Voilà, je vous fait part de ma réponse, que j'aurais aimé publique, à des propos qu'à tenu le webmaster du site lepeupledelapaix.fr. Celui-ci a envoyé une newsletter il y a a quelques semaines association entre harmageddon et homosexualité, et disant que celle-ci est un signe du malin, une décadence. J'ai d'abord réagi par email, mais sans succès. Ensuite sur les forums, je me suis fait censuré. L'affaire continue par mini-messages et j'ai proposé qu'il m'appelle. Non que je veuille le convaincre, simplement lui faire comprendre que son attitude est irrespectueuse envers d'autres croyants, et qu'il serait avisé de ne pas afficher ces idées pour vérité.

En attendant, voici la réponse que je lui ai apporté :



    J'ai abordé la question en public, car il n'était pas donné suite à mon message email il y a deux semaines.

    D'autre part, ton amalgame de l'homosexualité avec l'harmagedon est lui même publique. Ma réaction n'est rien de plus qu'un droit de réponse, et une demande de débat publique sur la question. Balancer cela sur un forum est tout aussi injurieux pour les homos que ce le serait pour toute autre minorité de fait matériel : raciale, génétique, sociale (classes), etc.

    Le problème pour quelqu'un qui ne comprends pas l'homosexualité est souvent qu'il pense que c'est un choix. Or, je peux te témoigner, étant hommosexuel moi même, que ce n'est nullement un choix. Cela s'impose à toi. Parfois dès ton éveil sexuel, parfois à une rupture de ta vie. Tu ne sais pas pourquoi, et tu passes des années à renier toi même ce qui t'es donné. Tu pries. Tu interroges. Et les seuls réponses que tu obtiens sont de la souffrance, la souffrance de l'entêtement à refuser un état de fait. Arrive un moment donné où tu assumes, ou essaie d'assumer. Et là, par miracle, pour ceux qui en ont la force, ils se rendent compte de la divinité de cette condition. Qu'il s'agit oui d'un don, que l'amour n'a pas de frontières, et que nulle autre chose dans toutes nos existences, pour nous autre croyants, ne put nous rapprocher plus de Dieu que le partage de l'acte d'Amour. Contrairement aux clichés, il ne s'agit pas de pratiques sodomites. La majorité des homos ne sont d'ailleurs pas intéressés par la sodo. Faire l'Amour transcende toute pratique sexuelle, c'est les pratiques sexuelles qui elles s'alignent sur le désir profond de rapprochement et de partage. Je ne porte aucun jugement sur ces pratiques, qu'elles qu'elles soient, tant qu'elles sont entre adultes consentants, homos comme hétéros, ou même autres sexualités.

    L'Amour de Dieu n'a pas de frontières, et je te recommande la vision de certains films (Brokeback mountain du honk-kongais Ang Lee au ciné, Victor & Victoria, Todo sobre mi madre d'Almodovar) ou la lecture de certains livre (Yourcenar) pour comprendre de quoi il retourne vraiment.

    Le problème, si tu t'accordes à penser que tu es dogmatiste, car tu te prétendrais catholique (ce n'est qu'une hypothèse de travail), c'est que tu considèrerais alors que la religion, écrits saints, ou autre appellations, rentreraient en désaccord avec cette réalité, qui ne peut donc qu'être rejettée.

    Pour ma part je me suis heureuseument détaché de la religion catholique, et tout esprit sain qui mène une quête de vérité comme nous le faisons se devraient d'en faire autant : des dizaines de millions d'humains torturés, de Constantin à l'Inquisition, un Vatican englué dans les jeux de pouvoirs pervers du système capitaliste, se positionnant de façon anti-démocratique contre la reconnaissance des vérités scientifiques, historiques et politiques, apportant son satisfecit ou son silence à des guerres ou des tyrans. N'est-ce pas assez ?

    Je suis pour ma part chrétien, amoureux du Christ et croyant en Dieu. Ma définition de Dieu n'est peut être pas aussi simpliste que dans le notre père, odieusement traffiqué à mon humble avis à travers les temps. Je respecte toutefois profondément nombre de saints qui dévouent à Dieu leur existence au nom de sa paternité, de sa grandeur et sa puissance. Car même si ce n'est pas mon point de vue, je pense qu'ils utilisent une autre façon de dire la même chose que moi.

    Comme disait Monod, Dieu est une montagne dont nous cherchons tous à nous rapprocher par des faces différentes. Il ne nous est possible que de gravir ni de voir que le chemin de la face que nous empruntons.

    Monod était protestant, et même unitariste, j'en ai bien conscience, et il ne s'agit nullement de ma part de faire acte de prosélytisme pour une autre religion.

    On me qualifiera de protestant, je ne me qualifie de rien, rien, rien d'autre que Chrétien et amoureux du Christ.

    Je prends une grande réserve par rapport aux "écrits saints", que je préfère appeller d'abord "écrits canoniques", car ils ont été désignés saints pour renforcer leur position canonique, justement. Ce sont des outils du dogme, ce qui ne signifit pas qu'ils sont toutefois artificiels.

    Jésus a dit : Aimez-vous les un les autres. Aimez le créateur et l'univers.

    Dieu est Amour. Nul ne saurait faire barrage à ces lois élémentaires. Aucun écrit canonique, aussi saint qu'on puisse l'attribuer. Il y a incohérence, il faut l'admettre. Les juifs ont travaillé durement à la rédaction du Talmud qui permet d'interpréter correctement l'Ancien Testament et la Torah. Et de nombreux écrits depuis, Rachi pour ne citer que lui, ont analysés eux même le Talmud pour toujours donner un sens réactualisé au discours. Les partisans de l'Islam moderne ont pareillement un travail colossal avec le Coran moyen-âgeux, remplis d'erreurs et de prédications de bon sens pour l'époque mais ineptes aujourd'hui. Il nous appartient d'avoir la même modestie qu'eux.

    Nos écrits canoniques, si tu me permets de poser cette formulation pour la communication entre nous, sont à mon avis partiellement induits pour deux grandes raisons :
    - Le changement de contexte ethnologique et culturel, qui modifie le sens des mots employés.
    - Les manipulations, ratures et omissions opérées par le Vatican sur les écrits originels du Nouveau testament, peut-être minimes sur les évangiles apocryphes, mais plus importantes sur les évangiles canoniques. Celles opérées avant cela par les prêtre détenteurs des textes sacrés à l'époque sémite, qui ont donné l'Ancien testament, que nous partageons avec les Juifs.

    Je sais qu'il n'est pas facile d'admettre pour un membre de l'Eglise catholique que les écrits aient pu être falsifiés, et je ne te demande pas de me donner ton accord là dessus. J'aimerais simplement que quelqu'un d'apparement aussi ouvert que toi (ce n'est pas de la flaterie: c'est un constat), comprenne qu'on ne peut pas rationellement et légitimement l'écarter. Que ceux qui ont mené un travail de recherche là dessus ont le droit d'en faire état et de donner leur opinion, même si tu ne partages pas cet avis.

    Quand bien même ces écrits n'eussent-ils pas été falsifiés, et qu'on leur confère un caractère sacré, nous en revenons donc au problème identique que les juifs et musulmans ont : une nécessaire réinterprétation des mots locutions et sémantiques véhiculées par un texte vieux de 2000 ans, où aucun des repères (temporel, sécurité, authorité, famille, sexualités, guerres, esclavage, tortures, etc.) qui nous paraissent évidents aujourd'hui n'avaient alors loi à cette époque.

    Il est très important de comprendre qu'en ces temps là, les 90% des pratiques sodomites avaient plus à voir avec la bestialité (style Prince des marées, si tu as lu), qu'une quelconque relation amoureuse et dans la conformité de Dieu. Comprendre que si le Coran se prononce contre le porc et les Juifs pour la cuisson, c'est pour de nécessaires raisons d'hygiène. Que si la femme n'étais pas l'égale de l'homme, ce n'est nullement reliée au pêché originel, que la sanctification de la Saint Vierge et son avènement au sein de l'église a effacé, mais bel et bien pour protéger les femmes qui étaient objet de convoitises et profonations sans consentements, dans une époque où si peu de choses avaient de sens, où les vies étaient si courtes et si erinthantes que succomber à la tentation était un péril bien plus grand qu'aujourd'hui.

    Je fais l'effort de me replacer dans ce contexte, et je vois. Je comprends pourquoi certaines prescriptions ont eu lieu d'être, mais qu'elles sont caduques aujourd'hui. Pourquoi même les évangiles parlent d'esclavage mais qu'aujourd'hui l'esclavage n'est plus, et que c'est un bien. Pourquoi la femme est soumise mais qu'aujourd'hui nos sociétés modernes ont au moins eu le mérite de lui rétablir ses droits divins, à l'égal de l'homme. Et que cela est un bien. Et de la même façon, que les homosexuels conspués et déjà par trop opprimés dans le passé, peuvent revendiquer désormais l'amour qui les unit, et que c'est également un bien.

    Je te dis ça en toute sincérité, car je crois que l'expansion du phénomène homosexuel, qui arrive bizzarement quelques temps avant l'apocalypse, amène à rapidement faire des amalgames avec une société en décadence, ou comme tu le dis si bien, d'autres dérives comme le new age (qui n'a pas forcèment QUE du mauvais si je puis me permettre en passant -selon les boudhistes : il n'y a ni bien ni mal, les deux coexistent toujours-, mais phénomène qui certainement n'est pas intrinsèquement bon).

    Il est important de garder lucidité et discernement. Pour arriver à l'apocalypse, il est bien question d'une élévation des consciences. Cette élévation des consciences ne passent pas par de nécessaire rétablissement d'un code de justice envers les opprimés ? En quoi cela est-il néfaste au plan de Dieu ?

    Pour ne pas avoir peur, il faut apprendre à connaître. Cela s'appelle dans mon langage : aimer. J'espère que tu privilégieras une démarche d'ouverture, car telle est la mienne.

    Disponible pour répondre à toutes tes questions.


Ainsi qu'aux vôtres, ga-iens et visiteurs de passage.

26/01/06 - 05:34

Questure

Après Maleficio et PacanneRabo, je craque quand je lis celui de ex-Vorpalou. A croire que le bonheur des blogueurs a remplir des questionnaires a quelque chose à voir avec une fascination pour la torture la confesse ou les examens de conscience, dans une sorte de reproduction à l'échelle civilisée d'une pratique - parlons même d'un besoin - qui serait inscrit dans nos gènes - ou plus profond encore (aille).

Adepte de toutes ces pratiques licencieuses, je ne peux pas me sentir plus concerné, alors voici ma contribution !

01/ Une fois, ma mère m'a dit... que j'étais patient.

02/ Je n'ai jamais été patient. Juste fasciné, souvent. Lent, aussi.

03/ Quand j'avais 5 ans je crois que je me branlais déjà. Mais surtout, j'ai jetté ma guitare par la fenêtre. Début d'un parcours d'artiste contrarié...

04/ Le collège, c'était l'horreur. Encore trop morveux pour comprendre que je devais investir ma différence. Déjà trop intello pour profiter de mon adolescence.

05/ Je n'oublierai jamais, plus jamais, les mots que j'ai dit à ma soeur avant qu'elle ne disparaisse.

06/ Une fois, j'ai rencontré la nuit un mec à poil mais avec un collier en train de courir entre les voitures stationnées dans les rues de Paris. Quel déveine, je ne me savais pas homo en ce temps là...

07/ Il y a ce type que je connais et qui mangeait des caillous ou se plantait des aiguilles dans les paumes des mains avec moi en CM2. Je me demande souvent ce qu'il est devenu !

08/ Une fois, dans un bar, j'ai eu un coup de foudre. Qu'on ne m'y reprenne pas!

09/ A midi, en général, il fait soleil.

10/ La nuit dernière, j'ai discuté avec un homme généreux qui m'a rappellé qu'il faut que je continue à me libérer, jusqu'à éclater.

11/ Si seulement j'avais développé moins d'ego, j'aurai pu moins travailler à le détruire ensuite, et plus travailler à construire le reste.

12/ La prochaine fois que j'irai à l'église/synagogue/mosquée/autre, je n'aurai plus besoin d'éteindre mon portable.

14/ Quand je tourne ma tête à gauche, je vois pendant quelques minutes les rayons du soleil, en ce moment juste un peu après 11h.

15/ Quand je tourne ma tête à droite, j'ai l'impression d'être en rang pour la traite des blancs.

16/ Tu sais que je mens par omission pour privilégier la communication. Toute vérité n'est pas bonne à entendre...

17/ A la fac, il y a des anglais qui se marrent car ça ce prononce fuck dans leur langue. Ou est-ce l'inverse ?

18/ Si j'étais un personnage de série TV, j'irai aux toilettes très souvent pour que la caméra me foute la paix.

19/ Le même jour l'an prochain, il est possible que j'ai faim.

20/ Le pseudo qui m'irait mieux, ce serait trou, mais j'ose pas.

21/ J'ai du mal à comprendre jusqu'où la mécréance peut s'insinuer.

22/ Si je retourne à l'école c'est que chaque jour est l'école de la vie et que j'en redemande.

23/ Tu sais que je t'aime bien parce que je te le dis.

24/ Si je gagne un prix, la première personne que je remercierai sera ceux qui me l'offrent, et ceux qui m'ont contribué à l'obtenir.

25/ J'espère que demain sera une journée où je ne dormirai pas quand le soleil est allumé.

26/ Suivez mon conseil : pardonnez, aimez, vos amis et vos ennemis, ne laissez personne placer la discorde en vous.

27/ Le meilleur des petits-déj’, ça reste bien sûr un buffet à volonté dans un hôtel de luxe, accompagné par un bon ami ou même son petit copain. Mais toutes sortes d'autres variantes existent : dévaliser une boulangerie à l'aube, se manger une bonne viande au réveil, attaquer au pastis, ne rien manger et faire 2h de vélo à la place, ou se contenter d'un bon café.

28/ La chanson que j'adore, mais que je n'ai pas c'est une de toutes celles que j'ai inventé sous la douche, et que heureusement, j'oublie.

29/ Si vous visitez ma ville natale je vous suggère de crier "Ya pas le feu au laaac!". Très tendance.

30/ Pourquoi personne ne dit qu'il aime tous les autres, toute l'humanité, sans exception.

31/ Si vous passez la nuit chez moi, surprenez moi. J'en ferai au moins autant.

32/ Le monde peut très bien se passer de Edwy Plenel.

33/ Je préfère torcher le cul d'un éléphant plutôt que de manger de l'huile de batterie.

34/ Le mieux c'est quand On passe une nuit, 24h, deux jours tous les deux, nus comme des vers, à déconner comme des gosses, faire l'amour, dormir, se taper nos délires, se regarder dans les yeux, s'aimer, se prendre un petit déj et parler de tout ce qu'on a envie !

35/ Eh, au fait, je suis célibataire !

24/01/2006

24/01/06 - 08:38

Du sable, de l'orteil et jusqu'à la mer

Par rapport à Garfieldd, je vais un peu plus loin, en me disant qu'il s'agit là peut-être d'une belle occasion de renforcer l'influence des blogs et du phénomène de buzz par rapport aux décisions des élites. Eolas poste une lettre ouverte à RDdV là dessus, sur le ton des lettres à Sarkozy de Cotten.

Voilà quelques années que je fustige la farce sémantique des fameux "débat public", mais on dirait bien que depuis quelques fraîches années, de l'Irak à la constitution, de la LEN à la DADVSI, cela ait quelques répercussions. Je reconnais être surpris qu'à chaque fois cela contribue à déstabiliser les pouvoirs en place, ou au moins leur communication.

Quand bien même que les victoires restent anectodiques par rapport aux nombres de batailles, et même que le phénomène de buzz à lui seul entretient un conformisme de masse manichéen par rapport à des dossiers irréfutablement contestables, laissant sur le chemin tous les autres dossiers dont les moyens journalistiques, parfois scientifiques et intellectuels, mais surtout psychologiques font défaut aux buzzers potentiels pour traîter des sujets qui fâchent vraiment (11 septembre mensonger, fraudes électorales USA, putsch des neocons, informations falsifiées, entretien des binarités conceptuelles dans tous les domaines d'activité de l'homme, esclavagisme et asservissement du tiers-monde, néoféodalisme black-out scientifique et oblitération du spirituel en occident, guerre intestine depuis 50 ans contre les démocraties, pour ne citer que ça...).

Quand bien même ! Car il faut bien commencer par de petites batailles même perdues, et c'est en mobilisant de façon croissante qu'un jour on pourra peut-être démobiliser les gens de leur immobilisme, les pousser à s'unir et naître hors de l'utérus du Système ; et ce jour là vraiment déloger nos élites.

Nous n'avons que les élites que nous méritons. La liberté, ça se gagne, ça se défend au quotidien, sur les plus communes injustices comme sur les plus graves, c'est la seule façon de s'en montrer digne. Et nous aurons alors des dirigeants plus responsables de l'idée même de justice. Encore un long chemin...

24/01/06 - 08:06

Un matoo pour nous tous...
et tous pour cet autre matou

Ou encore : « Nous sommes tous des Garfieldd », titrerait Libération, mwouarf.

J'ai signé la pétition depuis quelques jours, et je suis un peu ce qui se passe. Je ne connais ni Garfieldd ni son blog, et je n'ai plus grande illusion par rapport à notre liberté de communication sur le web français. Mes projets se tournent vers un serveur dédié à l'étranger, c'est dire. Mais il est évident que ce procès d'intention a des relents d'homophobie particulièrement malsains dans le contexte actuel où 174 députés et sénateurs UMP promulguent une position pro-famille, comprendre homophobe. Entre eux (et donc Sakro) et la Ségoreine Loyale, on est vernis pour 2007...

Bref, le combat est fait de petites victoires, et si je peux même par cet acte minime et sans prétention contribuer à ne pas faire s'enterrer cette affaire, ça mérite bien un post. J'étais parmi les 1500 premiers signataires de la pétition, et c'est sans doute par toutes ces petites actions que Le Monde s'est décidé à parler de l'affaire !, article qui a même fait partie de la sélection des articles sélectionnés par les lecteurs, hier...

Donc à votre tour, allez au moins signer la pétition.

Et chapeau à ceux qui y mettent toute leur énérgie

24/01/06 - 07:35

Consultant Michael Polpin

Résultat des délires créatifs lorsque des meutes de djeun'z désoeuvrés s'acharnent lors des soirées chez moi sur les ustensils de ma défunte petite entreprise :



Le consultant Michael Polpin a des journées bien chargées. C'est qu'il dispose des meilleurs training partners au monde. Consultant chez Areva et Philips, il est capable de faire un Annecy Los Angeles A/R en 2h, le matin au réveil d'un nuit agitée dans un bar à hotesses, tringlant au retour sa nana à l'hôtel après un p'tit golfe. Du même acabit qu'un Annecy-Pékin A/R en 1h, suivi d'une soirée Mousse toute la nuit.

Disposant de capacités spéciales releguant Jason X et Jason Bourne tous les deux au placard des héros incapables, Michael Polpin est capable de ne faire caca qu'une seule fois par semaine tout en mangeant deux fois par jour. Il ne mange toutefois pas le week-end, ou pratique uniquement la balnéo-dinatoire (concept à élucider), et remplace son déjeuner de vendredi par une session tabac tout en consacrant près de 20 heures à une pratique sportive exemplaire. Eventuellement célibataire (l'utilisation de ses RTT n'est pas détaillé), il réussit tout de même à caser une visite en famille le samedi à 7h du mat. Un champion ! Tout le comité en est baba.

Je conclue toutefois pour taire et couper dans l'oeuf toute polémique que les pratiques fétichistes du week-end sont du domaine personnel et ne sauraient influencer la profonde admiration que le comité témoigne à M.Polpin.

23/01/2006

23/01/06 - 22:13

Les petites babioles dont je veux m'équiper



1) un ordinateur ultraportable, moins de 2kg, pour ne jamais être obligé d'être enfermé quand je travaille; pour avoir envie de sortir davantage!

2) un appareil photo numérique, pour pouvoir égayer mes blogs, sites et autres publications de mes quotidiens; pour me donner encore plus envie de sortir. Et bien sûr, commencer par la petite porte un art que je désire embrasser depuis longtemps!

3) un étui à cigarettes, qui soit pratique, car je fume pas mal. Et si possible qui ait deux ou plusieurs cases, comme ça je pourrai faire des mélanges de cigarettes et laisser le choix quand j'offre. La classe !

4) des sacs et des chapeaux ! Pour pouvoir tous les jours changer, suivre mes humeurs, enfin me découvrir un style ! Ma cousine m'a dit à noiëlle : "J'ai jamais vu quelqu'un habillé comme toi". Pourtant, je n'avais qu'un T-shirt, un jean, des minibaskets, un pendentif! Imaginez les ravages que j'aurai pu causer dans l'inconscient de cette jeune demoiselle si j'avais seulement laissé libre court à mes idées !

5) un pantalon doublé, style jean roots ou ouvrier, pour les climats rigoureux (et qui sait, un peu de ski!!)

6) des chaussures, pleins de godiots!! Non des godiots j'en ai, et des biens ! Juste des baskets (encore!!), des chaussures un peu + classe pour les soirées classes aussi. Et qui résistent un peu mieux que toutes celles que je jette depuis 3 ans, siouplé!

Ceci est un message en conformité avec le service de propagande pour le retour de la croissance grâce à la consommation des ménages.

23/01/06 - 22:10

Ce qui me fait plaisir le matin au réveil

Profiter de ce moment au calme, laisser abonder ma créativité en écrivant quelques mails ou commentaires, lire, dévorer blogs, articles politiques et scientifiques.

Parfois, quand je prends une douche tout de suite, je peux même profiter d'une euphorie totale où j'ai l'impression que je serai invicible pour toute la journée ! Je chante alors à tue-tête, passe de la zic à donf et la machine à taylor s'emballe !



Sinon dans tous les cas : me prendre un petit déjeuner léger : Grand jus d'orange, café double dans une grosse tasse, et cigarette ! Et parfois, je l'avoue un piti yogourt ! Mais pas plus, sinon ça endort. C'est un plaisir d'attendre la petite faim de midi, pour selon que je sois seul ou que je vois quelqu'un : profiter d'un ascétisme rigoureux, ou partager un hédonisme généreux !

Ce que j'aimerais, et dont je rêve depuis plusieurs mois : prendre la saine habitude de sortir tous les matins. Mais je n'y arrive pas encore. Je déborde trop, je veux créer, interagir, produire. Aller méditer tout de suite me serait sûrement pourtant très profitable !

22/01/2006

22/01/06 - 13:10

Quartier photos


Voilou, j'ai arrangé mes photos, c'est tout clean. Cliquez pour y voir mieux !

Pardonnez la qualité médiocre, elles sont toutes prises avec mon feu Sagem V65 (640x480, ça va pas loin uhuh)